Rapport de Mission Avril 2011 Anne Vialla

RAPPORT  DE  MISSION ( avril 2011)

A)POINTS  POSITIFS.

I)Sur le plan général.

Un nouveau souffle « distillé » le nouveau CA , un enthousiasme renouvelé par l’arrivée de nouvelles personnes ; j’ai pu le constater sur le terrain au cours de cette mission.

Organisation parfaite de cette mission : merci à tous ceux qui ont participé à cette organisation, en France et au Sénégal.

Bonne ambiance au sein de l’équipe.

II)Sur le plan médical.

Rythme moins effréné des consultations.

Présence de spécialistes sur lesquels s’appuyer en cas de besoin.

B)POINTS  NEGATIFS (sur le plan purement professionnel)

I)Consultations médicales.

Encore trop de motifs « futiles » de consultations (« j’ai tout le corps qui me fait mal ») pour lesquels le médecin ne peut pas grand-chose, à part l’écoute des gens et une prescription médicamenteuse qui va temporairement soulager.

Mais pour ces raisons-là est-ce vraiment « futile » ?

Seul médecin généraliste je me suis, parfois, sentie un peu seule pour les consultations dans les postes de santé

II)Consultations dentiste.

Le travail du dentiste, en l’état actuel des choses, se résume à arracher les dents ; je conçois que cela ne soit pas très satisfaisant sur le plan professionnel mais que faire ….. ?

Cela fait des années que l’on en parle et la solution n’a toujours pas été trouvée car compliquée à mettre en œuvre.

C)IDEES  POUR  LA  SUITE.

I)Rôles de chacun sur le terrain.

1°)Médecins.

 

a)Généralistes.

 

*En « première ligne » auprès des populations.

Directement auprès des populations qui me semblent en avoir le plus besoin :

Villages éloigné d’un centre de santé

Villages qui ne reçoivent pas la visite d’organisation comme AMK >>> il serait important de savoir quelles sont ces organisations qui interviennent dans le département d’Oussouye et de ce mettre en relation avec elles (connaître leurs types et dates de missions).

Pour cela il est peut-être nécessaire de déplacer notre base car Diembering n’a pas de position assez centrale.

*Continuer à apporter des médicaments avec nous.

Faire une liste de base par spécialité

Acheter le plus possible au CHMP : les gros conditionnements sont plus pratiques.

*Leur nombre.

Il doit être suffisant (2-3).

PS : le médecin spécialiste qui souhaite intervenir sur le terrain (dans les centre et postes de santé) doit pouvoir participer aux consultations de médecine générale.

b)Spécialistes : en « deuxième » ligne auprès des médecins de l’hôpital d’Oussouye.

Ces médecins et leurs spécialités me sembleraient plus utiles dans ce cadre là :

→contact direct avec les médecins Sénégalais, relais importants entre auprès du Dr Badiane.

→le « tri » serait effectué par les médecin généralistes sur le terrain et, en cas de besoin, ceux-ci pourraient faire appel à leur service ; important pour le médecin de terrain d’avoir un confrère spécialiste sur lequel s’appuyer.

→plus grand confort de travail pour le spécialiste, notamment en cas d’apport de matériel sophistiqué (ex : échocardiographe)

2°)Infirmière.

Son rôle doit-il se limiter uniquement à celui d’infirmière ?

Peut-être pas car il ne semble pas y avoir assez de soins à faire sur le terrain : envisager pour elle un « double » rôle : par exemple infirmère-pharmacienne.

Il est important d’être deux à la pharmacie : donc une infirmière et une pharmacienne me parait être un bon compromis.

3°)Logisticien-Trésorier.

Comme précédemment rôles à confondre sur le terrain.

4°)Dentiste.

Espoirs pour les soins dentaires : déblocage de la situation par rapport au cabinet de Cabrousse, création à Diembering du cabinet dont nous a parlé Jacques Piriou etc …..

5°)Pharmacienne.

Une seule, sur le terrain (lors des consultations dans les postes et cases de santé).

II)Travailler en collaboration avec le personnel de santé sénégalais.

C’est à dire avec les médecins d’Oussouye et les ICP : poursuivre les contacts pris par Christine Julia avec le Dr Badiane qui insiste particulièrement sur le volet formation >>> quels thèmes, travail de préparation en amont de la mission etc …..

D)CONCLUSION : « Se tourner vers l’avenir sans renier le passé »

Les nouvelles idées et orientations apportées par des yeux neufs donnent un nouveau souffle à AMK : je dois dire que j’en suis la première ravie car j’y retrouve un nouvel enthousiasme.

Mais ne renions pas le passé car ce nouveau cheminement est en partie du à tout ce qui a été effectué depuis une dizaine d’années.

Tous ceux qui se sont succédé et agit au sein d’AMK l’ont fait ,la plus part du temps, avec beaucoup de conviction et d’enthousiasme.

Je remercie ici particulièrement Benoît Garçon qui, en créant AMK, m’a permis de vivre ma passion de « médecin humanitaire » au travers de courtes missions au Sénégal.

Anne Vialla-Masquefa

Publicités
Cet article a été publié dans Comptes-Rendus des MISSIONS, RECAP documents publiès. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s