Rapport de mission Santé Publique Novembre 2011

RAPPORT DE LA MISSION    SANTE   PUBLIQUE   AMK           Novembre 2011  par  Didier BASSET,

  suivi des rapports de Lydie  GAVIGNET et de Chloè STENGEL

         Cette mission Santé publique avait principalement pour objet de continuer le travail amorcé l’an passé à la même période (par Didier, Annie et Carole) sur le dépistage et le traitement de la bilharziose urinaire dans le département d’Oussouye, suite à l’arrêt, pendant cinq ans, de la lutte.

Au total, 51 classes de l’enseignement primaire du CP au CM2 ont étés dépistées, représentant 1351 enfants de 7 à 13 ans. 317 étaient hématuriques et traités pour une bilharziose urinaire.

L’équipe, très renforcée, cette année, était composée de :

–         Docteur Didier Basset, tropicaliste, parasitologue,  responsable de mission

–         Annie Basset, biologiste                          – Lydie Gavignet, puéricultrice

–         Isabelle Konopnicki, infirmère             Chloé Stengel, interne en médecine générale

Auxquels se sont ajoutés de façon plus irrégulière mais très efficace, d’autres intervenants:

–   Marie-Sylvie Massié, Co-présidente d’AMK       –   Hervé Canivet, logisticien

–   François Gérard, méd. généraliste   –   Elise Sagnes, interne en Méd. générale

L’enquête bilharziose dans chaque classe s’effectuait en 4 temps. 1) Une introduction sur la maladie son mode de contamination et les moyens de l’éviter    2) Le dépistage    3) le traitement des cas positifs   4) des propositions vraies ou fausses à partir d’un jeu de cartes préparé par Didier Basset (scénario) et réalisé par Annie Basset et Danièle Demesmes. Pour le dépistage, nous disposions de 1250 bandelettes « Hémastix » fournies gracieusement par les laboratoires Siemens. Pour le traitement, outre un reliquat de comprimés de Praziquantel, commandés par AMK, nous disposions de 1000 comprimés fournis par le programme national par l’intermédiaire du Dr Badiane, médecin-chef du district d’Oussouye. Notre nombre nous a permis de travailler parfois à 3 équipes.

La première semaine a consisté à travailler dans les deux écoles primaires de Diembering, toutes les classes de Diembering I et les classes non faîtes en 2010 de Diembering II. L’objectif était de compléter l’enquête de prévalence amorcée l’an passé et grâce à la reprise de 150 enfants de l’école de Diembering I, de calculer l’incidence afin de déterminer la force de la dynamique de transmission. Ces calculs détaillés feront l’objet d’un rapport séparé qui sera transmis aux autorités sénégalaises.

La deuxième école de Cabrousse a été dépistée pour compléter les chiffres de la première, testée l’an passé. Nous avons profité également de sa proximité pour dépister pour la première fois le village frontalier avec la Guinée-Bissau de Boudjedjet. Nous avons profité de notre séjour à Cabrousse pour rencontrer Sighaly Diatta, tradipraticien renommé et « médecin de première ligne » pour la population, là-bas. Rencontre riche mais qui laisse planer pleins d’interrogations, n’est-ce pas François ?  L’équipe de soins est également intervenue à Nikine en pratiquant dépistage-traitement et éducation pour la santé.

Dès le lundi a été amorcée la préparation d’une saynète destinée à sensibiliser sur la bilharziose. Le texte a été préparé par Valérie Garambois-Crassous, médecin généraliste près de Carcassonne. 2 groupes de trois élèves de 4ème et 3ème du CEM ont étés choisis pour jouer la pièce en français et en kwataï, la langue de Diembering. La supervision a été assurée par Marie-Thérèse, alias « signorita »  professeure d’espagnol au CEM

Le mardi matin a été consacré à la visite au Docteur Malick Badiane. L’échange a été riche et la prise de conscience du problème bilharziose effective. Il en est de même avec les autorités administratives vues le vendredi. Le Président de la communauté rurale de Diembering, Tombon Gueye a été très sensibilisé par les chiffres importants trouvés à Cabrousse et dans le petit village de Nikine.

Le samedi a plutôt été consacré à la détente (plage et visite du village) et le dimanche, grâce à l’efficacité d’Hervé, notre logisticien hors-pair, nous sommes allés à Cachouane et, de là en pirogue via Elinkine, l’île aux oiseaux et Carabane. La rencontre et l’échange avec Cécilia, la matrone a été très enrichissante, surtout pour les « jeunes » de notre équipe.

La deuxième semaine a été consacrée au dépistage dans des villages de la région d’Oussouye ou aucun travail sur la bilharziose n’avait été fait jusqu’à présent par AMK. Le lundi, le dépistage a eu lieu à Boukitingo où il existe une importante mare. Le Docteur Malick Badiane, avait insisté, l’an passé, sur ce village. Le mardi, le dépistage s’est fait à Djiromaï et Cadjinol, le mercredi à Emaye. Les résultats seront détaillés dans le rapport plus spécifique sur la bilharziose.

Le jeudi, retour sur Diembering pour la dernière répétition de la saynète. Cette dernière a été jouée le vendredi matin en français et en kwataï, successivement dans les deux écoles primaires de Diembering. Succès garanti ; bravo aux acteurs. Les réflexions chez les jeunes spectateurs nous laissent à penser que l’impact sur leur attitude future vis-à-vis des mares n’a pas été négligeable. Enfin, nous l’espèrons !

L’après-midi, après en avoir convenu avec sœur Mery, directrice du collège privé, l’auteur de ce rapport a fait un cours plus détaillé sur la bilharziose aux grands élèves du collège catholique. Vive le modernisme : montage powerpoint et vidéoprojection. Ce sont de beaux outils modernes d’éducation. L’échange qui en a suivi montre l’impact positif chez les plus grands.

Ce séjour a été aussi l’occasion d’organiser une causerie à l’internat, initiée l’an passé avec Carole, sur les sujets concernant la sexualité des jeunes filles. En compagnie de Ndeye ASC, et Christine sage-femme, participaient aussi Elise Interne en médecine générale, Michelle Infirmière équipe soins, Lydie et Chloé.

Cela a été un réel plaisir de côtoyer l’équipe « Pneumologie », constituée de Patrick et Christine. En particulier, le programme DOTS tuberculose manque de moyens et nous avons décidé d’appuyer Roger Diatta, laborantin de l’Hôpital d’Oussouye dans le diagnostic en lui fournissant des kits de coloration rapide, et nous prévoyons une formation suivie d’une évaluation dans le domaine du diagnostic.

Au plan hébergement, nous sommes bien sûr, toujours sous le choc de l’incendie qui a frappé le petit Maxim et Serge et sa famille que nous avons eu tant de plaisir à retrouver. Nous avons donc résidé au campement ASSEB. Il faut dire qu’il n’a plus rien à voir avec ce qu’il était, il y a 10 ans. Il est maintenant coquet et confortable et tenu magnifiquement par Charlemagne. Merci aussi à Denis, Cyriaque, etc… Bien aussi du côté du campement « Emanaye », très agréable et bien situé.

Il me reste à évoquer maintenant la partie la plus dure du rapport; parler de la redoutable équipe de la santé publique : Mention extrêmement particulière à notre logisticien Hervé qui allie une redoutable efficacité avec une bonne humeur et une gouaille continuelle. On ne mesurera jamais assez la chance que nous avons, à AMK, de partir avec un logisticien surtout quand ce dernier nous facilite tant les côtés matériels. Merci à toute l’équipe, ma fidèle Annie qui me suit « parfois sans rechigner » dans toutes mes aventures qui sont les nôtres. Merci à Isa, véritable « vétérante » d’AMK pour son efficacité, sa discrétion et son analyse très positive de nos actions. Mention toute particulière aux « jeunes ». Ce fut un ravissement pour moi, quoique les connaissant déjà bien, de les voir s’exprimer avec tant de convictions et d’allant. Merci à Lydie, qui a confirmé tout le bien que je pensais d’elle. Merci à Chloé qui a enchanté notre séjour par sa maîtrise du Wolof, son approche de l’autre. Merci aussi à François, Marie-Sylvie et Elise qui nous ont accompagnés dans cette belle aventure et qui ont compris que, derrière ces mots arides de « santé publique » se cachait un outil terriblement efficace pour améliorer la santé. Merci aussi à toute l’équipe de soins avec laquelle nous avons eu des échanges fructueux.

En conclusion, une mission particulièrement dense et riche en échanges qui permettra d’avoir un « cliché » objectif de la situation de la bilharziose et d’amorcer les campagnes à venir.

Fait le 09 décembre 2011,              Docteur Didier Basset, responsable de mission

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Rapport de la Mission de Santé Publique AMK Novembre 2011                              par Lydie Gavignet

 Information, Prévention, Dépistage, Traitement de la Bilharziose urinaire dans les écoles primaires :

Ce travail d’équipe a été très riche pour moi car d’une part  j’ai retrouvé le contact avec les enfants (bien que je travaille habituellement avec les 0-6 ans) et d’autre part j’ai travaillé sur un sujet qui m’était inhabituel mais au combien important en Casamance.

La façon donc nous avons procédé (présentation d’AMK et de nous-mêmes, information sur la maladie, dépistage, traitement des cas positifs, échanges) m’a paru très adaptée. Ceci étant dû surtout au schéma du cycle de la bilharziose (laissé dans beaucoup de classe) et au jeu de cartes présenté qui ont permis une activité ludique. Quel plaisir de travailler avec ces outils !

Le fait que le déroulement de cette action ait bien été préparé par Didier et Annie avant le départ en mission est bien sûr responsable de son succès auprès des enfants (et des instituteurs !).

Toutefois quelques interrogations me viennent :

–         Qu’en est –il de notre responsabilité en cas d’effets secondaires suite à l’administration de Praziquantel® ? Une décharge du directeur est-elle adaptée et souhaitable ? Qu’en pense le Dr Badiane ?

–         Qu’en est-il de l’information aux parents concernant notre action sur leurs enfants ? Informer les parents est-ce un deuxième biais pour sensibiliser les enfants ?

–         Est-ce utile de prévenir les écoles quelques jours avant notre passage afin de favoriser notre accueil auprès des instituteurs (bien qu’il ait été globalement très bon), perturber le moins possible les cours et surtout impliquer davantage les directeurs/instituteurs à notre action ?

–         Pouvons nous créer deux jeux de cartes plutôt qu’un (un pour les classes CP CE1 CE2 et un autre pour les classes CM1 CM2) et un jeu de 7 familles sur la bilharziose urinaire à laisser dans chaque école ?

Information sur le cycle menstruel de la femme et la contraception :

Nous avons passé une soirée à l’Internat de Diembering afin d’échanger avec les jeunes filles présentes sur le cycle menstruel de la femme et la contraception. L’équipe d’intervenant était composée d’Elise interne en médecine, Chloé interne en médecine, Michelle ancienne infirmière scolaire, Christine sage-femme à la maternité de Diembering, NDeye s’occupant du planning familial au poste de santé de Diembering et moi-même en présence de Joséphine directrice adjointe de l’internat.

Cette action tout à fait légitime au vu du nombre de grossesses chez les mineures sur le territoire a été difficile à mener pour diverses raisons :

–         Le groupe de jeunes filles concernées par notre action allait de 12 à 18 ans et par conséquent les attentes du groupe ne sont pas les mêmes.

–         Ce travail n’a pas été préparé en amont : But ? Objectifs ? Moyens ? Attentes des jeunes filles ?… ce qui a en outre rendu la place de chacun difficile.

–         Les thèmes à aborder en 2 heures (le soir de 20h à 22h après les cours dur dur !) m’ont semblé trop nombreux : puberté, cycle menstruel, sexualité, contraception, hygiène intime…

–         Nous étions six intervenantes le soir même, ce qui m’a semblé de trop.

–         L’information donnée a été très scolaire et parfois complexe, est-ce utile ? Les jeunes filles ont-elles au collège des cours de biologie sur le cycle menstruel, la sexualité, la contraception… ? Si oui à quel moment et qu’est-il déjà abordé ?

–         Christine et NDeye connaissant le mieux les problématiques des jeunes ne pouvaient-elles pas être plus acteurs de cette soirée ?

Toutefois il me semble que les jeunes filles ont su repérer Christine et NDeye et elles savent qu’elles peuvent aller les voir si besoin ce qui me parait être l’essentiel.

Cette action très intéressante est à retravailler mais ceci ne peut pas se faire dans l’intégralité sans nos partenaires locaux Christine et NDeye.

Concours de dessins

Nous avons pu voir, par le biais du concours de dessins toute la difficulté de communication avec nos partenaires locaux ! Après avoir expliqué à deux reprises notre projet à l’école, nous avons dû le jour où nous allions récupérer des dessins (qui n’étaient pas commencé !), ré-expliquer le sujet du concours et trouver « une classe cible ». Bien sûr l’urgence n’a été bonne ni pour nous (difficile de faire dessiner les enfants sur le thème de la bilharziose alors que la classe en question n’avait pas eu notre intervention d’où le changement de sujet de dernière minute) et pour les enfants qui avait une heure pour réfléchir et créer un dessin…

Cependant lors de la remise des prix, directeur et élèves se sont montrés très enthousiastes !

A l’avenir nous pourrions proposer le concours à la première classe que nous dépistons ce qui permettra aux élèves d’avoir eu l’intervention sur la bilharziose, et de s’assurer que les élèves pourront avoir feuille et crayons à leur disposition !

Education à la santé : Saynète sur la Bilharziose urinaire

Là encore beaucoup d’énergie pour suivre ce groupe de 6 jeunes de 4ème et 3ème qui nous ont joué une saynète sur la bilharziose. Les répétitions ont dû être nombreuses pour booster ce groupe et nous jouer la saynète de façon adaptée.

Merci au Docteur Valérie Garambois-Crassous pour avoir écrit cette saynète qui m’a paru très intéressante. Nous pourrons de nouveau l’améliorer en simplifiant le texte d’ « Aïssata » et en étoffant les deux autres afin que les répliques soient équilibrées entre les acteurs.

Les élèves ont bien joué cette pièces aux écoles primaires Diembering I et Diembering II et c’est je pense la version en Kwataï qui a remportée le plus grand succès auprès du public !  Merci aux élèves, que de bons souvenirs !

Laboratoire :

Le travail fait auprès du laboratoire me concernait moins au vu de mes compétences limitées ! Mais il est toujours intéressant de rencontrer les professionnels de la santé sur place pour échanger sur diverses problématiques.

Vie de groupe :

Pour moi, notre groupe de mission santé publique a été très sympathique et je remercie chacun de m’avoir permis de travailler dans de bonnes conditions (sérieux mais aussi détente et bonne ambiance). Une mention spéciale à Hervé notre logisticien qui nous a permis de nous consacrer uniquement à la santé et en oubliant les tracas du quotidien.

La première semaine à Diembering m’a permis de rencontrer « l’équipe de soins » et la deuxième « l’équipe de pneumologie » ce qui a été aussi très intéressant afin d’avoir une vision élargie des missions d’AMK et de la place de la santé publique dans l’association.

Il m’a été agréable aussi de rencontrer les deux co-présidentes d’AMK qui m’ont paru sympathiques et très investies dans leur travail.

Conclusion :   Que dire en conclusion ?         Merci aux enfants qui m’ont replongé dans de beaux souvenirs africains ! Merci aux professionnels locaux qui nous enrichissent et plus particulièrement merci à Christine de m’avoir parlé de son métier et de m’avoir fait vivre un accouchement à Diembering. Merci à toute notre équipe, Didier, Annie, Hervé, Isabelle, Chloé, Marie-Sylvie, François, Elise. Merci à Didier et Annie d’avoir préparé aussi bien notre mission. Enfin un très grand merci à Didier pour m’avoir permis de vivre cette mission et de participer à l’étude de la bilharziose urinaire, j’espère pouvoir repartir ultérieurement !

Fait à Montpellier, le 11 décembre 2011           Lydie GAVIGNET

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Rapport de mission « Santé publique »  19 novembre – 3 décembre 2011

par Chloé Stengel, interne en médecine générale.

–  Bilharziose :

 1) Actions menées dans les écoles primaires de la région d’Oussouye : 51 classes, 1351 élèves, 317 enfants hématuriques traités. Diembering 1et 2, Kabrousse 2, Boudjedjet, Boukitingo, Djiromaite, Candiolle, Emaye. L’action sur la bilharziose s’est déclinée en 3 parties : prévention, dépistage et traitement.

Prévention : Grâce au dessin d’un cycle simplifié sur la bilharziose, préparé par l’équipe santé publique antérieure, nous avons initié le dialogue et introduit les principales informations concernant la bilharziose. A ce stade nous avons pu constater  la disparité du niveau de connaissance entre, les classes ayant déjà participé aux actions de prévention de la bilharziose d’AMK les années précédentes ,les classes plus avancées ( CM1 et CM2) ayant déjà eu les cours sur la bilharziose dans le cadre du programme scolaire national et les autres classes. Cette méthode de faire participer les élèves activement et de leur faire énoncer eux-mêmes les moyens de lutte contre la bilharziose est intéressante et j’espère efficace. Malheureusement  la langue a souvent été un frein à une bonne compréhension de nos paroles mais heureusement, les professeurs se sont toujours investis pleinement dans la traduction et la transmission du message. Merci à eux.

Après le dépistage et le traitement des enfants nous avons essayé de récapituler les points importants  sous forme d’un jeu interactif de questions-réponses. Certaines cartes du jeu doivent être modifiées afin de coller plus aux représentations locales. (Peut-être pourrions-nous aussi remplacer les illustrations d’escargots par de vrais escargots…)

– Dépistage : Après cette séance d’information, nous avons proposé à chaque élève un dépistage de l’hématurie par hémastix. Les élèves étaient appelés par groupe de 5, des bandelettes leurs étaient distribuées, accompagné encore et encore d’explications sur « la procédure à suivre »…. « faites bien pipi sur le carré jaune, pas de l’autre côté… Attention il  ne faut pas la faire tomber dé !…. » Les élèves étaient toujours volontaires et les petits groupes partaient en courant aux latrines… Ensuite lecture des résultats et recueil sur un tableau.

Traitement : Traitement minute des élèves présentant 1 croix ou plus d’hématurie par praziquantel, « Biltricide » à la dose de 1 cp/15kg.

Nous avons essayé de reprendre en tête à tête ou du moins pour  le groupe d’enfants dépistés positifs les explications et les recommandations pour éviter la recontamination. Cela nous a permis aussi de discuter un peu plus avec les enfants et de supposer le lieu d’infestation en fonction des mares, rizières fréquentées.

NB : Les enfants présentant des traces d’hématurie n’ont pas été traités selon les recommandations de l’OMS ; de même pour les jeunes filles indisposées au moment du test de dépistage

Ces actions dans les écoles sont en harmonie avec les recommandations de l’OMS. Ces dernières admettent que la lutte de la bilharziose passe par le traitement des sujets les plus exposés, la lutte contre l’hôte intermédiaire et  le changement des habitudes à risque.

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs115/fr/index.html

Commentaires :

– Certaines écoles n’étaient pas prévenues de notre arrivée. Idéalement,  il faudrait que chaque directeur d’école et peut être le représentant des parents d’élèves soir informés de notre venue. Ceci permettrait par la même occasion d’informer les parents de nos actions et donc de renforcer le message de prévention.

– Traitement administré et éventuels effets secondaires : comme le souligne Lydie il serait intéressant de savoir quels documents sont  nécessaires d’un point de vue éthique… Accord individuel des parents (ce qui me paraît très difficile à organiser), accord collectif du directeur de l’école, accord d’action sous la responsabilité de Dr.M.Badiane.

2) Saynète (texte de Valérie Garambois Crassous, médecin généraliste). Jouée par les élèves de 3ème et 4ème du collège public de Diembering. Représentation en Français et en Kwataye le 02 décembre 2011 devant les élèves des écoles primaires de Diembering. Nous remercions les acteurs qui ont fait de grands efforts et ont permis à chacun de nous de passer de très bons moments tout en faisant passer un message aux plus jeunes…. Cette action a permis de récapituler les éléments clés de la bilharziose encore sous une autre forme…Les phrases entendues dans les rues du village de Diembering  suite à la représentation (« Mr.Eukokos ! » « La BILHARZIOSE ! » « Maman, maman, je pisse rouge ! ») laissent penser que le message est passé… Nous verrons bien pour la pratique.

3) Séance d’information et prévention sur la bilharziose au collège catholique de Diembering. Organisé par Sœur Mery et Didier Basset : projection d’un  diaporama sur la bilharziose et les actions d’AMK  suivi d’une séance de questions-réponses. Je pense que ce genre de séance est essentiel et peut-être devrions-nous inclure plus d’actions de ce type lors des prochaines missions surtout pour sensibiliser davantage les plus âgés, notamment  les parents.

4) Concours de dessin, classe de CM2, Diembering 2 : Ce concours devait initialement  porter sur la bilharziose mais un malentendu a été à l’origine d’un changement pour le  thème de l’hygiène et la santé. Les élèves ont du créer en peu de temps et avec peu de moyens… Ils ont réussi et la remise des prix a été un moment de convivialité.

5) Pour les prochaines missions :

– Ce serait tellement intéressant et pédagogique de pouvoir montrer aux enfants les œufs de schistosome grâce à un microscope portable que nous transporterions dans les classes.

– Il me semble important de ne pas laisser de côté les adultes. Même s’ils ne représentent pas un grand réservoir pour la bilharziose, ils sont essentiels pour le dialogue avec les enfants, la répétition des informations en l’absence d’AMK, et surtout le changement des habitudes. Peut-être pourrions- nous aussi organiser des évènements pour les parents : causeries accompagnées d’une projection sur la bilharziose, pièces de théâtre. A noter que Ousmane Karafa, spécialiste de la culture Diola a déjà écrit  et joué des scènes sur le thème de la santé. Peut-être pourrions-nous faire appel à lui lors d’une prochaine mission.

– Comment aborder la problématique de la contamination des rizières ? Quelles solutions proposer ? ( (Uriner dans les zones non immergées…)

–          Santé de la reproduction :

Causerie sur le thème de la santé de la reproduction à l’internat de jeunes filles de Diembering. La première causerie avait eu lieu l’année dernière avec Carole Wieger, médecin généraliste.

Participants : Christine Diatta (Sage femme à la maternité de Diembering) et Ndeye Touré (Agent de santé communautaire au poste de santé de Diembering), Michèle Infirmière, Elise Sagnes Interne en médecine générale, Lydie Gavignet Puéricultrice, Chloé Stengel  Interne en médecine générale.

Thèmes abordés : L’appareil de la reproduction féminin, le cycle menstruel, contraception. Cette soirée a permis à mon sens de mieux faire connaître les actrices du planning familial, Christine et Ndeye et de lancer, je l’espère une série de causeries.

Afin d’améliorer ces causeries nous pourrions :

– Faire des causeries plus courtes mais plus nombreuses  en ciblant un thème en particulier. Ces thèmes pourraient être choisis par les jeunes filles de l’internat elles-mêmes. A ce sujet il faut noter que Joséphine nous a demandé pour une prochaine fois d’aborder les infections sexuellement transmissibles en particulier l’infection à VIH.

– Laisser plus de temps aux questions et favoriser ces dernières par des boîtes à questions où chacun peut de façon anonyme poser une question à laquelle il sera répondu collectivement.

– Le Laboratoire : C’est toujours très constructif d’allier clinique, santé publique et biologie. Nous avons eu l’occasion de montrer quelques œufs de schistosome à quelques élèves du collège de Diembering. Quelques diagnostics parasitologiques ont pu aussi être faits .

– La vie avec AMK…

C’était ma première mission avec AMK et je remercie Didier de m’avoir permis de vivre cette expérience. J’ai passé deux merveilleuses semaines avec des gens merveilleux. Merci à vous tous. En particulier Annie et Didier pour votre humanisme et gentillesse, Hervé pour ta bonne humeur et logistique, Marie-Sylvie pour tes fous rires, Lydie et Isa pour votre bonne compagnie. J’ai été chanceuse de rencontrer aussi les membres de la mission soins et pneumologie. Bravo pour votre travail et merci pour votre gentillesse. Merci par dessus tout aux Casamançais pour leur hospitalité, aux enfants, aux professionnels de santé. Et grand merci à Charlemagne qui nous a pouponné tout le long de notre séjour. Et puis c’est tellement beau la Casamance…

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