VICTOIRE pour l’appareil de radiologie à Oussouye

Victoire acquise : l’appareil de radiologie marche

MISSION   PNEUMO  MARS  2013

           Les docteurs Christine Julia et Patrick Bernard sont à nouveau partis en mission pneumo à l’Hôpital d’Oussouye du 3 au 10 mars pour les derniers réglages avant la mise en route réussie de l’appareil de radiologie.

             Voilà un an-et-demi que cet appareil était démonté à Toulouse par Electriciens sans frontières, ensuite bien emballé sur 8 palettes, chargé sur camion en direction du Havre. Après les étapes Le Havre – Dakar, puis Dakar- Ziguinchor, enfin l’étape Ziguinchor – Oussouye. L’acheminement de tout ce chargement ne fut pas simple, il fut même très laborieux, voir même épuisant pour ceux qui s’étaient imposés ce challenge : les docteurs Christine Julia et Patrick Bernard.

            En avril 2012, le chargement arrivait enfin à « bon port », mais il fallait encore partir à la recherche d’une palette égarée en cours de route. Fin avril 2012 la même équipe d’Electriciens sans frontières, très confiante,  arrivait à Oussouye pour remonter l’appareil. Opération réussie, branchement réussi, pensait-on ! L’objectif recherché n’était pas encore atteint, les derniers réglages n’étaient pas évidents.

              Après presque un an d’incertitudes et parfois de déceptions, il fallait faire  encore un effort !!! Pourvu que ce soit le dernier !! L’intervention d’un technicien de Dakar était nécessaire. Ouf ! ce dernier effort était bien le bon. La ténacité de Christine et Patrick a porté ses fruits, l’appareil marche, les premières radios sortent (voir photos). Leur retour à Toulouse le 10 mars dernier était plein de la satisfaction du devoir accompli. Voilà leurs conclusions :

 L’appareil de radiologie est opérationnel. Plusieurs clichés ont été réalisés et sont d’excellente qualité.   Le technicien Abdoulaï DIAA (Dakar) est prêt à revenir faire une révision complète de l’appareil (jamais effectuée), avec l’accord du Docteur BADIANE.  Les déplacements antérieurs et les réparations réalisées par ce technicien ont été pris en charge  financièrement  par l’Hôpital d’Oussouye.

           Un problème important va se régler, celui de l’approvisionnement en consommables (révélateur, fixateur et films). Un dépositaire AGFA est installé à Dakar et la pénurie de ces produits semble levée. Nous restons en contact.

            Pour un fonctionnement réglementaire, il est obligatoire que les clichés soient effectués par un Manipulateur agréé. Un accord est en cours de signature avec l’Hôpital de Ziguinchor (Docteur BOB) pour qu’Arona DIALLO puisse effectuer cette formation dans les plus brefs délais.

             Nous avons accepté au nom d’AMK le principe d’une participation (environ 300 euros) de la formation d’Arona. Ce sujet doit être débattu très rapidement avec les membres du CA. Marie-Sylvie est déjà informée par une lettre de demande du Docteur Ousmane N’DIAYE.

    photos radio
Réactions de plusieurs membres du CA d’AMK, auxquelles tous les autres membres s’associent :  

 Bravo à tous les deux, Christine et Patrick,  pour avoir réussi jusqu’au bout, à régler tous les problèmes rencontrés. Souhaitons que le Docteur Badiane et toute son équipe se responsabilisent complètement pour respecter tous vos efforts, et qu’ils assurent une maintenance permanente de cet équipement.

Je m’associe à ces félicitations d’autant plus que je sais que le suivi et l’aboutissement d’un tel  projet au Sénégal c’est beaucoup d’énergie à déployer.   (NB : la réalisation de l’internat de Diembering ne fut pas non plus une cinécure).

 UN GRAND MERCI est aussi à adresser à tous ceux (SADIR, Clinique Pasteur, Electriciens sans Frontières, Dct Badiane, …)  qui par leur contribution ont apporté, tout au long de la chaîne, leur contribution à la réussite de ce projet qui, à prime abord, n’était vraiment pas évidente.

 2 photos avril 2013

 

Lettre aux parrains de l’Internat de Diembering – mars 2013

   La lettre aux parrains et marraines                                                                                   de l’internat pour jeunes filles de Diembering,   mars  2013

            Cette dernière rentrée  de septembre 2012  s’est faite avec un effectif complet puisque l’internat accueille maintenant 30 filles encadrées par les 2 directrices, Marie-Hélène et Amy qui a remplacé Joséphine ; Amy faisait partie, depuis son ouverture du  Comité de Gestion de l’internat.

              J’ai profité de mon dernier séjour à Diembering, en février 2013 avec la mission médicale d’AMK, pour vous rapporter quelques témoignages « vivants » de ce que représente l’internat pour la communauté villageoise et en particulier pour les parents concernés.

Voici donc leurs courriers ainsi que celui des 2 directrices, parties prenantes du projet.

 Rencontre avec Loly une maman  qui vit avec sa famille à Karabane une ile accessible qu’en pirogue

           Nous avons  rencontré Loly, la maman de Aby  pensionnaire à l’internat, lors de notre passage.sur l’ile de Karabane. Elle pose sur cette photo avec ses 2 autres filles ( les petites sœurs d’Aby) et deux nièces .  Idrissa le papa est instituteur à l’école primaire.de Karabane. Voici ses propos :

 «  Aby est allée au collège en 6ème à Ziguinchor. Elle était logée dans la famille, mais ne travaillait pas. Elle n’était pas assez encadrée et passait plus de temps à faire la cuisine qu’à étudier. Nous sommes pauvres mais je veux que ma fille apprenne. Je travaillais dans un campement, mais avec 3 enfants ça n’a plus été possible. Son papa voulait qu’elle aille à Diembering à l’internat. Depuis qu’elle y est, elle a changé. Elle a de bons résultats. L’internat lui va bien. Elle a fait des bêtises en début d’année mais elle s’est bien reprise. Elle ne rentre que pour les vacances et quand l’internat est fermé elle va chez Marie-Hélène (la Directrice). Elle me donne souvent des nouvelles. Son papa lui avait dit en début d’année : si tu n’as pas la moyenne ne vient pas chez moi. Il voulait lui faire peur, et ça l’a boosté. »             Loly tient une petite « boutique «  ou elle vend ses  confitures  aux quelques rares touristes de passage. Elle y expose aussi de  beaux  batiks qu’elle peint à la main

1 mars 2013

 Lettre d’Augustin Sagna de Nikine

        « Chers parrains et marraines,   Tout d’abord recevez mes salutations les plus sincéres et respectueuses. Merci à vous d’avoir construit un si bon et joli internat car ma fille parle mieux français et ses notes ont progressé. Lorsque je suis venu pour la première fois j’étais impressionné car les toilettes étaient carrelées, le bâtiment est très large, les chambres sont vastes et les lits sont confortables. La nourriture est excellente. Je suis vraiment contente d’avoir amené ici ma fille et je ne le regrette surtout pas. Merci à vous. Dieu seul à le pouvoir de vous récompenser pour tout ce que vous faites pour eux surtout que vous les financiez car la vie est très dure au village. Vraiment merci à vous et sachez que nous prions pour vous tous les jours.     

2 mars 2013                                                                                                    

 Lettre d’Etienne Diatta de Bouyouye

           « Chers parrains et marraines,      Tout d’abord je vous salue avec un cœur plein de joie, car depuis l’existence de l’internat ma fille s’est plus améliorée à sa capacité d’études. Elle s’exprime mieux en français. Loin du village, de l’ambition l’enfant peut se contenter d’étudier. Déjà le lieu est mieux placé pour étudier. J’ai apprécié le plan, les toilettes, le bâtiment et la cuisine sont un peu écartées. Au bâtiment les chambres sont bien alignées. La dernière fois que j’y suis allé, j’ai trouvé les filles à la salle d’études, ce qui m’a beaucoup impressionné.  Vraiment l’internat est un milieu bien fait pour l’avenir des enfants. »

3 mars 2013

 Lettre d’Emile Ndiaye de Wendaye

             « Chers parrains et marraines          Tout d’abord je vous présente mes salutations les plus respectueuses.   Ma fille vit à l’internat depuis trois ans. Cette année elle est en classe de quatrième au collège. Elle m’a dit qu’à l’internat on s’occupe d’elles très bien, elles mangent bien et se couchent sur des lits confortables. J’ai remarqué qu’elle a beaucoup changé, elle est devenue polie, respectueuse et très courageuse. Auparavant elle était très indisciplinée et paresseuse, elle n’aimait pas nous aider sur les travaux champêtres. Nous sommes heureux parce qu’elle est l’ainée et on ne compte que sur elle. Vraiment elle a beaucoup changé grâce à l’internat. Maintenant elle s’exprime bien en français. Nous sommes contents et merci pour tout. »

4 mars 2013

 Lettre de Diénaba Diallo de Cap Skirring

             « Salut     Je suis parent d’élève de deux filles de l’internat. Il y a trois ans de cela qu’elles y sont allées, mais je n’ai aucun regret car la dernière fois que j’y suis allée j’ai vraiment apprécié. Je vois qu’elles ont de bons résultats scolaires, qu’elles s’expriment sans gène en français ce qui n’était pas le cas. Je trouve que l’internat est bien placé pour la réussite de toutes ces filles qui y habitent. Je trouve que l’internat a aidé des parents comme moi par exemple. Les filles sont en bonne condition et elles s’alimentent bien. Chers parrains grâce à l’internat mes filles ont su des choses qu’elles ne connaissaient pas avant, comme la vie en communauté, la tolérance, l’amitié etc …  Merci pour ce que vous faites pour ces filles financièrement. Vous nous avez beaucoup aidé nous parents d’élèves de l’internat. »

 Lettre d’Amy Diatta, Directrice de l’internat de Diembering

           « Chers parrains et marraines         Je suis venue à l’internat depuis le 11 octobre 2012. J’ai toujours été active dans les activités de l’internat étant membre du comité depuis 2010. Me voici comme directrice à l’internat dans le but d’aider les enfants dans les études et aussi à participer dans leur éducation. Je suis professeur de mathématiques et SVT (Science de le vie et de la terre) au collège où la majeure partie des filles étudient.

      Je contrôle bien leur travail à l’école. Je trouve l’internat très intéressant car les filles sont bien nourries , logées dans des bonnes conditions. Partout dans la Communauté rurale de Diembering nous sommes sollicitées à accepter la demande des parents pour leurs filles.

       Alors chers parrains et marraines je suis très heureuse de me retrouver à l’internat. Merci chers parrains et marraines de vouloir aider financièrement les filles dans les études.    Au revoir »

5 mars 2013

 Lettre de Marie-Hélène Diatta, Directrice de l’internat de Diembering

           « Bonjour !        Je suis à l’internat depuis janvier 2010. L’internat comportant des jeunes filles des villages de la communauté rurale est devenu une passion pour moi. Car les enfants ont toujours été ma priorité. La preuve je suis institutrice à l’école élémentaire de Diembering. Ce qui me fait plaisir dans cette vie, c’est que la plupart des enfants qui viennent pour la première fois sont tristes, timides et un peu méfiants. Mais au terme de leur première année, elles deviennent joviales et animées d’un profond bonheur qui ne leur empêche pas de rendre compte à leurs parents. Ces parents à leur tour attestent par des remerciements à travers des appels téléphoniques, des visites qui nous vont droit au cœur. Il n’y a rien de plus plaisant d’entendre un parent nous remercier de notre travail. Cela nous rend fier de ce que nous faisons et nous met aussi des défis à relever plus pour satisfaire les parents et surtout faire de ces filles demain des femmes exemplaires (des femmes parfaites) car comme l’a compris AMK à travers Koffi Annam « il n’y a pas d’outil de développement plus efficace que l’éducation des filles et des femmes ».

            Bien sûr tout n’est pas rose dans la vie de l’internat. Il y a des hauts et des bas, mais c’est en tombant qu’on apprend à reconnaitre ses erreurs et à les rectifier : l’erreur est source d’apprentissage. Et c’est vrai que la tâche est lourde car gérer un groupe de filles (30) qui ont l’âge de la puberté n’est pas facile et c’est notre mission. Ce qui est vraiment inquiétant pour moi et en tant que mère de ses enfants c’est quand elles commencent à avoir leurs petits amis (garçons) parce qu’elles ne maitrisent pas leur cycle et la plupart d’entre elles na savent comment éviter les grossesses précoces. Mais avec les interventions des missions d’AMK à travers des causeries et des débats cela nous aide beaucoup. “

Voila c’est tout, merci pour tout les gestes que vous faites pour l’internat. »

    Merci d’avoir pris un peu de votre temps pour lire ces témoignages.        Claude SAGNES