Lettre aux parrains de l’Internat de Diembering – mars 2013

   La lettre aux parrains et marraines                                                                                   de l’internat pour jeunes filles de Diembering,   mars  2013

            Cette dernière rentrée  de septembre 2012  s’est faite avec un effectif complet puisque l’internat accueille maintenant 30 filles encadrées par les 2 directrices, Marie-Hélène et Amy qui a remplacé Joséphine ; Amy faisait partie, depuis son ouverture du  Comité de Gestion de l’internat.

              J’ai profité de mon dernier séjour à Diembering, en février 2013 avec la mission médicale d’AMK, pour vous rapporter quelques témoignages « vivants » de ce que représente l’internat pour la communauté villageoise et en particulier pour les parents concernés.

Voici donc leurs courriers ainsi que celui des 2 directrices, parties prenantes du projet.

 Rencontre avec Loly une maman  qui vit avec sa famille à Karabane une ile accessible qu’en pirogue

           Nous avons  rencontré Loly, la maman de Aby  pensionnaire à l’internat, lors de notre passage.sur l’ile de Karabane. Elle pose sur cette photo avec ses 2 autres filles ( les petites sœurs d’Aby) et deux nièces .  Idrissa le papa est instituteur à l’école primaire.de Karabane. Voici ses propos :

 «  Aby est allée au collège en 6ème à Ziguinchor. Elle était logée dans la famille, mais ne travaillait pas. Elle n’était pas assez encadrée et passait plus de temps à faire la cuisine qu’à étudier. Nous sommes pauvres mais je veux que ma fille apprenne. Je travaillais dans un campement, mais avec 3 enfants ça n’a plus été possible. Son papa voulait qu’elle aille à Diembering à l’internat. Depuis qu’elle y est, elle a changé. Elle a de bons résultats. L’internat lui va bien. Elle a fait des bêtises en début d’année mais elle s’est bien reprise. Elle ne rentre que pour les vacances et quand l’internat est fermé elle va chez Marie-Hélène (la Directrice). Elle me donne souvent des nouvelles. Son papa lui avait dit en début d’année : si tu n’as pas la moyenne ne vient pas chez moi. Il voulait lui faire peur, et ça l’a boosté. »             Loly tient une petite « boutique «  ou elle vend ses  confitures  aux quelques rares touristes de passage. Elle y expose aussi de  beaux  batiks qu’elle peint à la main

1 mars 2013

 Lettre d’Augustin Sagna de Nikine

        « Chers parrains et marraines,   Tout d’abord recevez mes salutations les plus sincéres et respectueuses. Merci à vous d’avoir construit un si bon et joli internat car ma fille parle mieux français et ses notes ont progressé. Lorsque je suis venu pour la première fois j’étais impressionné car les toilettes étaient carrelées, le bâtiment est très large, les chambres sont vastes et les lits sont confortables. La nourriture est excellente. Je suis vraiment contente d’avoir amené ici ma fille et je ne le regrette surtout pas. Merci à vous. Dieu seul à le pouvoir de vous récompenser pour tout ce que vous faites pour eux surtout que vous les financiez car la vie est très dure au village. Vraiment merci à vous et sachez que nous prions pour vous tous les jours.     

2 mars 2013                                                                                                    

 Lettre d’Etienne Diatta de Bouyouye

           « Chers parrains et marraines,      Tout d’abord je vous salue avec un cœur plein de joie, car depuis l’existence de l’internat ma fille s’est plus améliorée à sa capacité d’études. Elle s’exprime mieux en français. Loin du village, de l’ambition l’enfant peut se contenter d’étudier. Déjà le lieu est mieux placé pour étudier. J’ai apprécié le plan, les toilettes, le bâtiment et la cuisine sont un peu écartées. Au bâtiment les chambres sont bien alignées. La dernière fois que j’y suis allé, j’ai trouvé les filles à la salle d’études, ce qui m’a beaucoup impressionné.  Vraiment l’internat est un milieu bien fait pour l’avenir des enfants. »

3 mars 2013

 Lettre d’Emile Ndiaye de Wendaye

             « Chers parrains et marraines          Tout d’abord je vous présente mes salutations les plus respectueuses.   Ma fille vit à l’internat depuis trois ans. Cette année elle est en classe de quatrième au collège. Elle m’a dit qu’à l’internat on s’occupe d’elles très bien, elles mangent bien et se couchent sur des lits confortables. J’ai remarqué qu’elle a beaucoup changé, elle est devenue polie, respectueuse et très courageuse. Auparavant elle était très indisciplinée et paresseuse, elle n’aimait pas nous aider sur les travaux champêtres. Nous sommes heureux parce qu’elle est l’ainée et on ne compte que sur elle. Vraiment elle a beaucoup changé grâce à l’internat. Maintenant elle s’exprime bien en français. Nous sommes contents et merci pour tout. »

4 mars 2013

 Lettre de Diénaba Diallo de Cap Skirring

             « Salut     Je suis parent d’élève de deux filles de l’internat. Il y a trois ans de cela qu’elles y sont allées, mais je n’ai aucun regret car la dernière fois que j’y suis allée j’ai vraiment apprécié. Je vois qu’elles ont de bons résultats scolaires, qu’elles s’expriment sans gène en français ce qui n’était pas le cas. Je trouve que l’internat est bien placé pour la réussite de toutes ces filles qui y habitent. Je trouve que l’internat a aidé des parents comme moi par exemple. Les filles sont en bonne condition et elles s’alimentent bien. Chers parrains grâce à l’internat mes filles ont su des choses qu’elles ne connaissaient pas avant, comme la vie en communauté, la tolérance, l’amitié etc …  Merci pour ce que vous faites pour ces filles financièrement. Vous nous avez beaucoup aidé nous parents d’élèves de l’internat. »

 Lettre d’Amy Diatta, Directrice de l’internat de Diembering

           « Chers parrains et marraines         Je suis venue à l’internat depuis le 11 octobre 2012. J’ai toujours été active dans les activités de l’internat étant membre du comité depuis 2010. Me voici comme directrice à l’internat dans le but d’aider les enfants dans les études et aussi à participer dans leur éducation. Je suis professeur de mathématiques et SVT (Science de le vie et de la terre) au collège où la majeure partie des filles étudient.

      Je contrôle bien leur travail à l’école. Je trouve l’internat très intéressant car les filles sont bien nourries , logées dans des bonnes conditions. Partout dans la Communauté rurale de Diembering nous sommes sollicitées à accepter la demande des parents pour leurs filles.

       Alors chers parrains et marraines je suis très heureuse de me retrouver à l’internat. Merci chers parrains et marraines de vouloir aider financièrement les filles dans les études.    Au revoir »

5 mars 2013

 Lettre de Marie-Hélène Diatta, Directrice de l’internat de Diembering

           « Bonjour !        Je suis à l’internat depuis janvier 2010. L’internat comportant des jeunes filles des villages de la communauté rurale est devenu une passion pour moi. Car les enfants ont toujours été ma priorité. La preuve je suis institutrice à l’école élémentaire de Diembering. Ce qui me fait plaisir dans cette vie, c’est que la plupart des enfants qui viennent pour la première fois sont tristes, timides et un peu méfiants. Mais au terme de leur première année, elles deviennent joviales et animées d’un profond bonheur qui ne leur empêche pas de rendre compte à leurs parents. Ces parents à leur tour attestent par des remerciements à travers des appels téléphoniques, des visites qui nous vont droit au cœur. Il n’y a rien de plus plaisant d’entendre un parent nous remercier de notre travail. Cela nous rend fier de ce que nous faisons et nous met aussi des défis à relever plus pour satisfaire les parents et surtout faire de ces filles demain des femmes exemplaires (des femmes parfaites) car comme l’a compris AMK à travers Koffi Annam « il n’y a pas d’outil de développement plus efficace que l’éducation des filles et des femmes ».

            Bien sûr tout n’est pas rose dans la vie de l’internat. Il y a des hauts et des bas, mais c’est en tombant qu’on apprend à reconnaitre ses erreurs et à les rectifier : l’erreur est source d’apprentissage. Et c’est vrai que la tâche est lourde car gérer un groupe de filles (30) qui ont l’âge de la puberté n’est pas facile et c’est notre mission. Ce qui est vraiment inquiétant pour moi et en tant que mère de ses enfants c’est quand elles commencent à avoir leurs petits amis (garçons) parce qu’elles ne maitrisent pas leur cycle et la plupart d’entre elles na savent comment éviter les grossesses précoces. Mais avec les interventions des missions d’AMK à travers des causeries et des débats cela nous aide beaucoup. “

Voila c’est tout, merci pour tout les gestes que vous faites pour l’internat. »

    Merci d’avoir pris un peu de votre temps pour lire ces témoignages.        Claude SAGNES

Lettre aux parrains de l’Internat – Juillet 2012

La lettre aux parrains de l’internat pour jeunes filles de Diembering         Juillet 2012

Cette année les grèves des enseignants ont fait reculer la date des examens, en particulier le BFEM, équivalent de notre BEPC. Ainsi quelques élèves de 3ème vont le passer fin juillet alors que normalement c’est fin juin, et sont donc restées à l’internat.
Marie-Hélène, la Directrice, a eu une petite fille Astou Sow. Bien sûr elle n’a pu suivre,
durant le premier semestre 2012, la vie de l’internat que de loin. Joséphine a pris le relais et s’est acquittée seule de la direction de l’internat. En octobre tout rentrera dans l’ordre avec son retour.
Le Comité de Gestion se réunit maintenant régulièrement. Il avait décidé de recruter pour
quelques heures par semaine un « encadreur », une personne chargée d’aider les jeunes filles dans les matières scientifiques. Cela avait un coût et ils ont préféré arrêter l’expérience pour l’année prochaine et développer l’entraide entre les filles. Devant le nombre de demandes ils ont également décidé de porter le nombre de jeunes filles à 30, ce qui est la capacité maximale de l’internat.
Les résultats scolaires ont été jugés satisfaisants. Seule une élève n’a pas eu la moyenne au
2ème semestre. Les notes s’échelonnent de 17 à 8.
Le Comité de Gestion a proposé de continuer à rémunérer Joséphine et d’en faire de même
pour Marie-Hélène (60 000 FCFA mensuellement chacune, soit 90€). Nous avons accepté, le bénévolat de Marie-Hélène ne pouvant durer éternellement. Une cuisinière est aussi venue aider à la préparation des repas du midi. Cette tâche initialement confiée aux jeunes filles leur prenait trop de temps (coût 30 000F CFA mensuel, soit 45€).
Il a fallu au deuxième semestre changer 4 batteries et l’onduleur de l’installation solaire, ce
qui a provoqué des coupures pendant un certain temps. La chaleur explique surement cela. En avril une mission d’Electriciens Sans Frontières est revenue en Casamance travailler sur de nouveaux projets. Ils en ont profité pour retourner à l’internat et améliorer quelques câblages. Ils préconisent d’ajouter des panneaux solaires.
La construction d’un poulailler et d’un local de stockage pour les denrées alimentaires ont été proposées par le Comité de Gestion. A l’heure actuelle l’état de nos finances ne nous permet pas d’y donner suite.


Nous sommes toujours 42 parrains et marraines. Mi 2012 nous avons en caisse 2320€.
N’hésitez pas à faire connaitre l’internat auprès de possibles nouveaux parrains. Qu’ils
n’hésitent pas à me contacter. Vous aurez en effet noté les dépenses supplémentaires prévues pour la prochaine année scolaire, les rémunérations, et les projets en attente que nous ne savons pas financer.
En avril lors de la mission médicale d’AMK, Christelle et Valérie ont organisé une causerie à
l’internat sur leurs préoccupations (puberté, MST…) avec Joséphine et Christine la sagefemme de la maternité de Diembering.
Merci de votre soutien     Claude SAGNES

N’hésitez pas à me contacter  : c.sagnes@wanadoo.fr

La lettre aux parrains de l’Internat Janvier 2012

La lettre aux parrains Janvier 2012

L’inauguration de l’Internat le 22 novembre 2011

 L’Inauguration de l’internat a eu lieu le mardi 22 novembre 2011. Tous les partenaires étaient présents ; les donateurs : la Fondation Sonatel, représentant la Fondation Orange,la Communauté Rurale et notre association AMK (Actions Médicales Kassoumaye). Nous avons en effet profité de la présence de 2 missions médicales pour faire cette inauguration. Le village de Diembering était également présent bien représenté par : les familles, le comite de gestion, ainsi que l’association des Femmes. Tout ce monde s’était donné rendez-vous en milieu d’après-midi.

Le site avait été décoré pour l’occasion. Les filles portaient un tee-shirt noir remerciant les différents donateurs et nous en avaient offert un de blanc. Après une visite des locaux pilotée par Marie-Hélène Diatta la Directrice, ce fut l’heure des discours.

Une pensionnaire a tout d’abord cité les avantages d’être à l’internat : «Ici nous avons le temps de bien étudier, d’être dans un bon environnement, d’être bien nourries, d’être bien soutenues et d’être bien encadrées. Nous sommes dans de bonnes conditions de travail et de vie. »  Elle a également remercié les parrains pour leur soutien.

Marie-Hélène remerciait les différents partenaires financiers ainsi qu’Electriciens Sans Frontières et citait « les résultats très appréciables obtenus après 2 ans de fonctionnement ». Elle a expliqué qu’elle et Joséphine étaient vigilantes sur la discipline ainsi que sur la répartition des temps passés à l’internat: temps d’étude, travaux ménagers et détente.

A son tour Madame Sam au nom des Fondations Sonatel et Orange, venue spécialement de Dakar,  rappelait l’engagement de sa Fondation pour « l’accès à la santé et l’éducation des couches défavorisées de la population sénégalaise » et « espérait que ce partenariat pourrait se poursuivre dans les années à venir ».

Benoit Garçon, Président fondateur d’AMK, remerciait  les partenaires ainsi que les parrains qui permettent le fonctionnement de l’internat par leur engagement financier. Il précisait également « cette structure appartient maintenant à la Communauté Rurale de Diembering et à ses habitants. A eux de la faire vivre, avec notre aide, à travers le Comité de Gestion ».

Le représentant de la Communauté Ruralea terminé ces discours « en félicitant tous les partenaires d’avoir fait de l’éducation, après la santé, une des priorités de leur action ».

Un tableau a été offert en souvenir à chaque partenaire. Le temps des rafraichissements était venu en particulier jus de bissap et jus de bouille (fait à partir du pain de singe, fruit du baobab).

Le Comité de Gestion s’est réuni avant notre départ. Il renouvelé sa composition:

– Président : Georges « Pape » Senghor (travaille au CPAS)

– Vice-présidente : Joséphine Diatta (co-directrice de l’internat)

– Secrétaire Général : Jacques Traware (enseignant en informatique)

– Secrétaire adjointe : Amy Diatta (enseignante)

– Trésorière Générale : Marie-Hélène Diatta (enseignante et Directrice internat)

– Trésorier adjoint : Jean Mamba Diatta (Chef du village de Diembering)

– Organisation : René Katéne Diatta (enseignant)

Jean Sibundo (responsable campement ASSEB à Diembering)

Une nouvelle dynamique se met en place, suite à l’affirmation du rôle qui est maintenant dévolu à la population de Diembering. Le Comité de Gestion se réunira plus régulièrement. Il s’engage à soutenir les Directrices sur les questions de discipline, de recrutement…

Claude SAGNES

Lettre aux parrains de l’Internat de jeunes filles de Diembering : juillet 2011

Juillet 2011 : L’Internat de jeunes filles de Diembering

Quelques nouvelles de l’internat que vous soutenez par vos parrainages. Il a ouvert en janvier 2010 et la première année scolaire complète vient donc de se terminer fin juin. Le calendrier scolaire sénégalais est en effet calqué sur celui dela France. Joséphinea rejoint Marie-Hélènela Directriceen octobre 2010. Elle prépare actuellement un concours pour devenir enseignante. Si elle le réussit, ce qu’on ne peut que lui souhaiter, il faudra lui trouver une remplaçante pour la prochaine rentrée.

L’internat a hébergé 22 jeunes filles. A la rentrée 4 nouvelles sixièmes vont arriver. 2 ont été renvoyées en fin d’année en raison de leur comportement. Ce qui portera leur nombre à 24. Les nouvelles internes viennent de villages éloignés, la finalité de l’internat étant bien d’héberger, en priorité, des collégiennes scolarisées sur Diembering qui ne peuvent se loger.

Les résultats scolaires sont un peu mitigés selon Marie-Hélène. Les « petites » sixièmes ont bien travaillé et ont obtenu de très bons classements (« elles ont davantage l’esprit tourné vers les études »). Il n’en est pas de même pour les plus grandes (5ème et 4ème) qui n’ont pas eu de très bons résultats.

L’année scolaire s’est clôturée par une fête sur la plage de Boucotte à quelques kilomètres de Diembering. Cela a été l’occasion de monter des pièces de théâtre, de jouer au foot, de se baigner, bref une façon de se quitter dans la bonne humeur.

Nous sommes amenés en permanence à faire des travaux d’entretien. Ce semestre des malfaçons constatées dans la construction de la fosse septique ont nécessité l’intervention de maçons. Durant cette période des vacances scolaires nous allons faire faire de menus travaux : les portes qui ferment mal, les robinets qui fuient… Ces travaux sont coordonnés sur place par notre ami Serge. En février un incendie a entièrement détruit son campement le Petit Maxime. Il continue heureusement à nous aider, pour l’instant depuis le village voisin de Cap Skirring.

En novembre lors de la prochaine mission médicale de notre association, Actions Médicales Kassoumaye, nous espérons pouvoir inaugurer l’internat avec le village et les partenaires financiers :la CommunautéRuraleetla Sonatel(France Telecom au Sénégal). Ce sera l’occasion d’une fête que nous vous raconterons.

Nous avons pris en charge cette année la part revenant habituellement aux parents pour 2 internes. La famille n’était pas capable de payer cette somme.

Nous sommes actuellement 42 parrains et marraines. Mi-2011 nous avons 2646€ de disponible, ce qui va nous permettre de financer les travaux prévus.

Merci de votre soutien.

Claude SAGNES

c.sagnes@wanadoo.fr

Lettre de décembre 2010 aux parrains de l’Internat de Diembering

Décembre 2010 . L’Internat de jeunes Filles de Diembering

Un petit historique : L’Internat de Jeunes Fille de Diembering a ouvert début janvier 2010 et a été créé pour accueillir des jeunes filles scolarisées aux collèges de Diembering (un privé catholique et un public). Les jeunes filles sont donc en classe de la 6ème à la 3ème. Rappelons ce que nous écrivions dans le journal d’AMK N°7 de mai 2008 :

« Le but est de créer une structure pour les maintenir en milieu scolarisé en augmentant le temps consacré aux études.

Leur offrir un cycle d’études ininterrompu, leur éviter la dépendance d’un tutorat ou l’exploitation par leur famille.

Mettre en place un programme de santé publique sur les MST et leur permettre de retarder au maximum la première grossesse.

Faire l’apprentissage de la gestion de cette structure. »

Nous essayons, à travers le Comité de gestion qui gère localement l’internat, de ne pas l’oublier .

J’ai passé 2 semaines à Diembering du 20 novembre au 4 décembre. J’ai demandé aux jeunes filles d’écrire un petit texte sur ce que leur amenait l’internat. Elles se sont regroupées par origine géographique et ont pris ce travail à cœur. Elles remercient toutes les parrains, marraines mais elles parlent aussi de leur vie à l’internat. Vous trouverez en fin de cette lettre des extraits de leurs courriers. A noter que lors de ce séjour Carole, médecin venue dans le cadre d’une mission de santé publique, a animé une soirée  sur le thème des problèmes que peuvent se poser de jeunes adolescentes : cycles, contraceptions…

Une des 2 Directrices, Alimatou, a quitté l’internat en juin. Marie-Chantal de l’association des femmes de Diembering et faisant partie du Comité de Gestion, a aidé Marie-Hélène à démarrer l’année scolaire. Finalement tout est rentré dans l’ordre puisque Joséphine est venue les rejoindre. Elle est de Diembering et a fait 3 ans d’étude de lettres après le bac. Elle a passé un concours et aimerait avoir un poste d’enseignante. En attendant, le Comité de Gestion lui a proposé de la rémunérer pour seconder Marie-Hélène.

  Il y a maintenant 22 pensionnaires à l’internat. Même s’il a été construit pour pouvoir accueillir 30 jeunes filles, 24 semble le chiffre à ne pas dépasser car cela serait trop lourd à gérer pour nos Directrices (en plus, petit détail pratique, cela libère une chambre et permet de stocker de la nourriture !).

Sur les 13 nouvelles, 8 sont en 6ème et plus jeunes que les autres. D’après Marie-Hélène les plus grandes ont pris en charge les nouvelles et l’ambiance entre les filles est bonne.

 J’ai été agréablement surpris que les murs extérieurs des bâtiments n’aient pas trop souffert de la période des pluies. De fin juin à fin septembre tous les ans il y a beaucoup de pluie sur la Casamance (période appelée l’hivernage) et cette année tout particulièrement. Cela fait du bien à la végétation mais c’est moins bon pour les constructions. Nous avons fait repeindre la totalité des fers extérieurs : grilles, portes et portail. Il faudra surement tous les ans le refaire. Un peu de bricolage aussi mais de petites choses comparé à tout ce qui a déjà été fait. Nous avons acheté et fait installer une télévision avec promesse d’une utilisation raisonnable. Les week-ends sont parfois longs !

Durant cette mission étaient présents Christian et Bernard. 2 lozériens membres de l’association « Electriciens Sans Frontières » que nous avions contacté il y a plus d’un an pour nous aider à améliorer l’installation solaire de l’internat. Mais le jeu en valait la chandelle. L’installation a été doublée et a donc maintenant une autonomie suffisante. Ils ont réalisé leur travail sous une très forte chaleur, dans un local minuscule. Et je passe sur les ennuis de dernière minute. Et tout ceci avec le sourire et dans la bonne humeur. Châpeaux messieurs et un grand merci à Electriciens Sans Frontières.

Avant de laisser de laisser la parole aux pensionnaires, sans retoucher leur texte, un dernier mot pour signaler le jardin qu’elles ont commencé à aménager en plantant manioc, bissap (oseille de Guinée !), gombo… et les 2 cochons … qui attendent surement une fête pour les régaler.

Elisa et Binette :          «Avant tout d’abord nous vous présentons nos salutations les plus adorables. Nous habitons dans une île qui s’appelle Wendaye. Il est une petite ile très loin de Diembering. Si nos parents nous ont payé pour venir étudier à Diembering c’est  parce qu’à Wendaye il n’y a pas de collège. Il y a beaucoup d’ambiance. La période de la récolte nous partions au champ pour récolter. Quand nous revenons des champs nous sommes très fatiguées et le nuit il y l’ambiance. Même s’il y a un collège nous ne pourrons pas nous concentrer pour étudier, nous n’aurons pas assez de temps… On a 2 maitresses qui nous surveillent, qui nous aident aussi dans les travaux ; si nous ne comprenons pas elles nous expliquent pour mieux comprendre. A bientôt parrains et marraines »

 Mireille et Esther :            « Nous habitons à Nikine à 10km de Diembering. A Nikine il n’y a pas de collège, il n’y a que du primaire. Quand nous avons réussi à notre examen de passage en 6ème nous sommes venues à Diembering pour continuer nos études. Heureusement qu’il y a l’internat qui a accepté de nous recevoir avec plaisir… Si ce n’était pas l’internat nous allions marcher tous les jours de Nikine à Diembering avec cette longue distance. »

Marie-Thérése, Mingué et Marie-Monia :          « Avant tout je vous transmets mos salutations les plus sincères et chaleureuses. Comment se porte l’état de votre santé et celle de votre famille ? Quand à nous Dieu merci.

         Nous sommes de Bouyouye, c’est un petit village un peu loin de Diembering de sept kilomètres. L’année 2008 nous marchons de Bouyouye à Diembering pour partir à l’école. A midi nous retournons au village pour prendre le repas, à 15h on repart pour étudier. Chaque jour des vas-et-viens. Nous sommes tellement fatiguées et pour apprendre nos leçons. Mais lorsque l’internat a ouvert ses portes nous nous sommes réjouies. Grâce à l’internat nous nous concentrons mieux pour nos études. »

Khady, Marie-Madeleine, Thérése Martine et Assédiamoury :          « Nous sommes les filles de Diembering qui sont à l’internat. Notre village contient 6 quartiers qui sont : Kaoût, Kaïgha, Haloudia, Etama, Oudiabousse, Etoune.

         Notre village se situe au sud ouest de la Casamance. Nous voulons vous parlez de ce qui nous a amené à l’internat. Car au village il y a trop d’ambiance et de bruit : comme la musique. les travaux des champs et de la maison quand nous revenons des champs nous sommes très   fatiguées et nous allons au lit, car ici à l’internat nous sommes tranquilles parce que nous avons suffisamment du temps pour apprendre nos leçons. Alors qu’à l’internat nous faisons que nos services de groupe. A bientôt Au revoir »

Romélie et Marie-Agnés :          « Nous sommes de Cabrousse. Nous sommes venues à Diembering pour étudier. Mais nous sommes à l’internat de Diembering parce qu’à la brousse des fois le courant coupe et nous ne pouvons pas apprendre nos leçons… La plupart du temps nos parents nous amènent à la récolte du riz ou dans les champs. A l’internat le courant ne coupe pas parce qu’il y a des lampes solaires pour mieux apprendre nos leçons. »

Awa et Ndeye Fatou :          « Avant tout d’abord nous vous présentons les salutations les plus sincères et les plus respectueuses. Nous vous demandons l’état de vos santés et celles de vos familles quand à nous, nous nous portons bien.  Nous habitons à Ourong (île) c’est loin de Diembering. A Ourong il n’y a pas de collège il y a que le primaire. Quand nous avons réussi à notre examen de passage en 6ème nous sommes venues au collége catholique pour continuer nos études. Mais heureusement il y a beaucoup de temps à l’internat pour travailler. Nous mangeons bien, nous avons de très bonnes notes. Nous sommes à l’internat pour réussir dans nos études et pour aider nos parents. Et savoir que le travail importe beaucoup ; nous suivons les conseils de nos maitresses qui sont à l’internat. C’est calme aussi par rapport au village. Car c’est le travail qui nous paye. »

Aramata et Philoméne :          « Nous sommes de Boucotte Diola. C’est un petit village qui est entouré de fromagers et à neuf kilomètres de Diembering… Grâce à l’internat nous sommes en train d’étudier à Diembering. Et si ce n’était pas l’internat nos parents vont nous laisser étudier à Boucotte, si on était au village on aura pas le temps d’apprendre nos leçons. Merci A bientôt. »

A bientôt de leurs nouvelles

Claude  SAGNES